💌 L’audace de croire en soi.

Par Valentine Honoré.

Curiosity Club News
4 min ⋅ 12/12/2024

C’est en ce 12 décembre et cette fin d’année 2024, un moment propice à celui des nouveaux départs, que je souhaite vous parler d’audace. 

L’audace, on lui donne beaucoup de comparses : oser, prendre des risques, se dépasser, avoir du culot, enfoncer des portes, repousser les limites. Souvent, l’audace évoque l’exceptionnel, l’héroïque, l’image de Wonder Woman. Mais aujourd’hui, posons un regard décalé sur l’audace. Allons explorer l’audace d’aller vers soi. Celle de parvenir à se faire suffisamment confiance pour croire en soi. 

Combien de femmes je rencontre sur mon chemin, me disent manquer de confiance en elles. Cette pandémie invisible qu’est le manque de confiance touche tant de femmes. Elle défie la logique, vu notre génie et notre puissance, et pourtant elle persiste et signe. Le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes passera par la nécessité qui, je ne sais pas vous, mais moi me tient éveillée la nuit : que toutes les femmes aient enfin l’audace de croire en elles.

Cette audace-là, elle habite avec les doutes et les questionnements. Elle est humaine, authentique, fragile. Et elle est nourrie par l’amour propre que nous nous portons. 

Alors, je vous partage ici quelques conseils qui cheminent encore en moi.

Entourez-vous de regards qui s’allument quand ils vous voient, ils vous guideront dans le doute. Faites tomber les barrières, n’écoutez pas les autres, les étiquettes, les carcans normatifs, ni vos propres pensées limitantes, prenez votre place là on ne nous attend pas !

Acceptez les traversées du désert, les phases de vide, elles sont fertiles pour la suite du chemin. Parfois, décidez de ne rien décider, le temps et la vie feront pour vous.

Traversez vos peurs, faites leur face et avancez. Une découverte bien utile dans la vie c’est que souvent la peur de l’obstacle est plus grande que l’obstacle lui-même. Accueillez l’échec, au pire on apprend. Tombez sept fois, relevez-vous huit. Acceptez que le chemin est long, lent et qu’à l’arrivée, c’est surtout le chemin qui est beau.

Quand vous vous approchez du bout, tendez la main à celles qui cheminent plus loin derrière. 

Ces conseils sont enrichis de toutes les rencontres inspirantes que j’ai pu faire. À 24 ans, alors que je n’avais pas tout à fait perdu mes joues d’enfant, je suis partie vivre en Afghanistan. Malgré les pertes, j’ai choisi de suivre mes rêves. Si j’avais calculé tous les risques que je prenais alors, ma vie aurait été bien différente. Dix ans vécus dans des zones de guerre m’ont appris que l’audace, c’est croire en ce qui nous anime, même dans l’incertitude. J’ai eu peur, j’ai douté, mais mon principal moteur a été le sens de ma mission et de croire en ce que je faisais. Aujourd’hui, à 39 ans, j’ai pris une décision inattendue, celle de repartir travailler dans un pays en guerre. Je m’accroche à mon instinct, il ne m’a encore jamais trompé.

Comme l’a dit Eleanor Roosevelt, ancienne Première Dame des Etats-Unis « L’avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves. ». Alors, soyons audacieuses et construisons cet avenir.

Enfin, regardons vers la mer et le Vendée Globe, avec la désormais célèbre Violette Dorange, navigatrice française, qui du haut de ses 23 ans, nous donne une immense leçon (claque) de courage et de force. Elle nous rappelle qu’absolument rien n’est impossible, si nous avons l’audace de croire suffisamment en nous. 

Valentine Honoré

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Par Curiosity Club

Française et britannique, femme, mère et amante, plume et cadre dirigeante, Julie aime les mots mais pas les cases étroites dans lesquelles on range les idées et les gens. Elle milite pour une intelligence plurielle, pour le droit à être plusieurs choses en même temps et considère la curiosité comme la plus belle des qualités. Pour Curiosity Club, elle partage des fragments de vie et pose des mots sur les déflagrations qui nous ébrèchent autant qu'elles nous grandissent. 

Ophélie est diplômée d’un PhD en philosophie et études de genre de l’université de Cornell (USA). Elle enseigne les humanités politiques et les questions de genre à Sciences-Po Paris. Son approche éclaire les sujets d’égalité F/H, d’inclusion et de leadership par les sciences humaines.

Valentine partage avec nous les 10 ans qu’elle a passé sur le terrain à parcourir les zones de conflits pour faire respecter le « droit de la guerre » et améliorer les conditions des civils souffrant d'années de conflits. De la gestion du risque et de la peur à l’exploitation de ses forces en passant par l’adaptation à son environnement et la négociation, vous n’êtes pas au bout de vos surprises. 

Philosophe de formation, Camille a travaillé comme chargée de recherches dans le milieu de l’innovation sociale, puis comme conseillère auprès d’un élu local. Elle écrit pour contribuer à la fabrique d'un monde pétri de moins d'inégalités - qu'elles soient sexistes, classistes, racistes, validistes. Ses domaines de prédilection ? L’égalité femmes-hommes, la justice sociale et le travail, la culture et le design.


Jeanne a étudié les lettres et le cinéma à Paris, Montréal et Rome. En 2024, elle s'est installée sur l'île de Groix pour reprendre la co-direction artistique du FIFIG, un festival de cinéma documentaire dédié à l'insularité. Elle travaille en parallèle sur ses propres projets de films documentaire et d'écriture.

Consultante et aujourd'hui journaliste, Clémentine s'intéresse notamment aux évolutions du monde du travail, aux questions de genre et d'égalité, et à l’écologie. Elle aime écrire sur l'actualité, les gens qu’elle rencontre ou pour détailler les pérégrinations de son cerveau.